Fin de l’Arenh, évolution des taxes… Ce qui attend votre facture d’électricité en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif Arenh, qui permettait de limiter le prix de l’électricité nucléaire, a pris fin. Conséquence directe : les factures d’électricité pourraient augmenter cette année pour de nombreux foyers, déjà mis à rude épreuve par l’inflation. Bonne nouvelle toutefois : le ministre de l’Industrie Roland Lescure a annoncé samedi 3 janvier une très légère baisse de la facture d’électricité des Français dès le 1er février, grâce à la réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA). On vous explique.

La fin du dispositif Arenh

Depuis 2011, le système Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à prix fixe (42 €/MWh).
Ce mécanisme, imposé par l’Union européenne pour favoriser la concurrence, a permis pendant plus de dix ans de maintenir les tarifs à un niveau stable pour les ménages.

Mais cette ère touche à sa fin. Le dispositif arrive à expiration le 31 décembre 2025, et EDF sera désormais libre de vendre toute sa production sur le marché, à des prix déterminés par l’offre et la demande.
Autrement dit, à partir de 2026, les tarifs ne seront plus régulés comme avant : ils suivront beaucoup plus directement les cours du marché.

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Facture électricité

Pourquoi ce changement ?

L’Arenh ne correspondait plus à la réalité économique du secteur. Le coût de production du nucléaire français, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avoisine aujourd’hui 60,30 €/MWh, soit bien au-dessus du tarif de 42 €. EDF vendait donc une partie de son électricité à perte.

Pour préserver la compétitivité d’EDF tout en maintenant une forme de protection pour les consommateurs, l’État a mis au point un nouveau cadre, baptisé post-Arenh.

Le mécanisme « post-Arenh » : vers un nouveau modèle

Depuis 2026, EDF peut vendre librement son électricité nucléaire, mais un mécanisme de redistribution sera activé en cas de flambée des prix : le Versement nucléaire universel (VNU).

Concrètement :

  • Quand les prix de marché s’envolent, EDF reversera une partie de ses bénéfices aux consommateurs.
  • En revanche, si les prix sont bas, aucune redistribution n’aura lieu.

L’objectif ? Éviter les montagnes russes tarifaires et garantir un prix proche des coûts réels de production, même si les marchés deviennent instables.

Que prévoit la CRE ?

La Commission de régulation de l’énergie se veut rassurante : pour la période 2026-2028, les prix de gros devraient rester modérés, autour de 60 €/MWh. Ainsi, la CRE prévoit une relative stabilité des tarifs réglementés pour les particuliers, à condition qu’aucune nouvelle taxe ne vienne s’ajouter.

2026 : une hausse des prix inévitable pour les consommateurs ?

Selon de nombreux experts, une hausse des prix de l’électricité en 2026 reste difficile à éviter. La fin de l’Arenh n’est pas la seule explication : plusieurs facteurs continuent de peser sur la facture des Français.

Parmi eux, la fin du bouclier tarifaire depuis 2024, et la hausse des contributions aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), qui obligent les fournisseurs d’énergie à investir davantage pour atteindre les objectifs fixés par l’État. Pour absorber ces coûts supplémentaires, ils ajustent leur stratégie commerciale, ce qui se répercute ensuite sur les contrats d’électricité et de gaz des particuliers et des entreprises.

Toutefois, le gouvernement a récemment annoncé une baisse d’environ 5% de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) à partir de février 2026. Mais son impact reste très limité car la CTA ne s’applique que sur la part abonnement et non sur la consommation d’électricité elle-même. Une baisse bienvenue, mais largement insuffisante pour compenser les autres hausses.

Bonne nouvelle ! Alpiq vous propose une offre d’électricité à prix indexé et réduit par rapport aux TRV. Cela signifie que, quelle que soit l’évolution du prix du kWh d’électricité, vous êtes garanti de payer votre électricité toujours moins chère que le tarif réglementé.

Qui sera le plus touché ?

Certaines catégories de foyers risquent de subir de plein fouet la hausse :

  • Les ménages chauffés à l’électricité.
  • Les logements mal isolés.
  • Les familles nombreuses ou les télétravailleurs, plus présents à domicile.
  • Les petites entreprises et indépendants, déjà fragilisés par la crise énergétique.

Cette hausse pourrait accentuer la précarité énergétique, un phénomène qui concerne déjà plusieurs millions de foyers en France.

Comment limiter l’impact sur votre facture ?

Plutôt que de subir cette hausse, il est possible d’agir dès maintenant. Voici trois leviers efficaces pour reprendre le contrôle sur sa consommation.

Comparez les offres d’électricité

Le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence. Chaque fournisseur fixe ses prix, ses options et ses services. Pourtant, beaucoup de consommateurs restent chez leur fournisseur historique sans savoir qu’ils pourraient économiser plusieurs centaines d’euros par an.

Comparer les offres permet de :

  • Trouver des prix du kWh plus avantageux.
  • Choisir entre offres à prix fixe (protégées contre les hausses) ou indexées (souvent moins chères à court terme).
  • Sélectionner une offre adaptée à votre profil (heures pleines/creuses, week-end…).

Réduisez votre consommation au quotidien

Les petits écogestes font une vraie différence :

  • Éteignez les appareils en veille.
  • Utilisez des ampoules LED.
  • Programmez votre chauffage pour éviter les gaspillages.
  • Faites tourner vos appareils électroménagers en heures creuses.

Investissez dans la rénovation énergétique

Si votre logement est mal isolé, la chaleur s’échappe et la facture s’envole. Des travaux ciblés peuvent générer des économies durables :

  • Isolation des combles et des murs.
  • Remplacement des vieux radiateurs électriques.
  • Installation de double vitrage ou d’un thermostat connecté.

Bonne nouvelle : plusieurs aides publiques (MaPrimeRénov’, CEE, chèque énergie) permettent de financer une grande partie de ces travaux.