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En résumé :
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CTA électricité : une baisse de la facture au 1er février 2026
L’année commence par une bonne nouvelle, avec une baisse de la facture d’électricité des consommateurs au 1er février 2026. Cela va passer par une baisse de la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), une taxe payée par tous les consommateurs particuliers comme professionnels et entreprises. « Au 1er février, le prix de l’abonnement des factures d’électricité va baisser de 5 % par an. Pour un boulanger qui consomme de l’électricité, ça va aller jusqu’à 200 euros par an. Pour un ménage, ça peut être de l’ordre de 10 ou 12 euros par an » a annoncé le ministre de l’Industrie, Roland Lescure. Certes cela peut sembler peu, pourtant le ministre rappelle : « Nous allons rendre 540 millions d’euros en pouvoir d’achat aux Français ».
Pour rappel, la CTA permet le financement des retraites des salariés des industries électriques et gazières. Ce régime étant actuellement excédentaire, cette redistribution est possible sans impacter le système.

Quelle évolution des tarifs réglementés de vente de l’électricité au 1er février 2026 ?
Les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) évoluent généralement deux fois par an, en février et en août. Ils sont actés par le gouvernement, sur proposition de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Pour les particuliers il s’agit du Tarif Bleu.
Le mécanisme de l’ARENH (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), qui permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité à un prix régulé à 42 € / MWh, a pris fin le 31 décembre 2025. C’est désormais un nouveau mécanisme qui est mis en place : le VNU, versement nucléaire universel. Jusqu’à présent, le montant de l’ARENH était pris en compte par la CRE pour le calcul du tarif réglementé de vente.
C’est donc un nouveau mécanisme de calcul qui va être mis en place et qui pourrait impacter les tarifs réglementés de vente (TRV). Le prix du kWh au TRV au 1er février n’est pas encore connu.
Bon à savoir : Les offres de marché, proposées par les fournisseurs alternatifs, peuvent être indexées sur les TRVE. Chez Alpiq, nous pensons que l’énergie ne doit pas nuire au pouvoir d’achat. C’est pourquoi, notre offre est systématiquement moins chère que le TRV. De cette manière, vous pouvez plus facilement maîtriser votre facture d’électricité.
Des évolutions du côté des CEE
Ça bouge aussi du côté des CEE, les Certificats d’économies d’énergie. Pour rappel, les CEE
constituent un dispositif public français qui oblige notamment les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’efficacité énergétique. Ces derniers doivent réunir un certain nombre de CEE, selon un seuil défini par l’Etat. Si cet objectif n’est pas rempli, ils font face à des pénalités financières.
Pour obtenir des CEE, les fournisseurs doivent encourager les travaux de rénovation thermique en proposant une prime. Cette aide peut être complétée par MaPrimeRénov’. Ce mécanisme permet d’encourager la réduction des consommations d’énergie et de soutenir la transition énergétique. Ils peuvent aussi acheter des CEE sur un marché spécifiques
Les montants liés à cette prime ou à l’achat de CEE sont répercutés dans le prix des offres. Dans sa délibération du 9 octobre 2025, la CRE rappelle que la composante CEE a déjà augmenté de 10,1% HT le 1er février 2025. Une nouvelle hausse est attendue au 1er février 2026.
L’année 2026 a également marqué le début de la 6ème période des CEE, qui doit s’étendre jusqu’à 2030. La CRE indique que la trajectoire de cette 6ème période n’est pas encore connue mais qu’elle sera « attentive à ce que les évolutions des niveaux d’obligation » soient « bien répercutés dans les TRVE au 1er février 2026 ».