Comment compenser son empreinte carbone ?

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il est devenu essentiel de réduire de façon considérable les émissions de gaz à effet de serre. Pour y parvenir, tous les acteurs peuvent se tourner vers le concept de compensation carbone. De quoi s’agit-il et comment s’y prendre ? Alpiq vous explique.

Qu’est-ce que la compensation carbone ?

La compensation carbone consiste à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre (GES) que ce que la planète peut absorber naturellement. 

Concrètement, grâce à ce qu’on appelle des « puits de carbone » (les sols, les forêts, les océans), la nature est en capacité d’absorber certaines quantités de gaz à effet de serre sans que cela soit nocif pour l’environnement. 

Or, ces dernières années, les activités humaines ont provoqué bien plus d’émissions de CO2 que ce que la Terre peut naturellement absorber. Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) alerte sur les effets nocifs et irréversibles d’une telle situation sur l’environnement et l’avenir des populations : montée des eaux, hausse des catastrophes naturelles, des famines, disparition de certaines espèces animales… 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il est aujourd’hui devenu essentiel de réduire de façon considérable les quantités de CO2 émises. L’un de leviers pour y parvenir consiste en la compensation carbone. 

Il existe deux types de compensation carbone : 

  • La compensation carbone réglementaire (appelé le marché de conformité) : elle fait référence aux mécanismes de compensation carbone gérés dans le cadre des négociations internationales sur le climat (protocole de Kyoto de 1997, Accord de Paris de 2015) qui imposent aux pays signataires à réduire leurs émissions de GES. Des quotas d’émissions de CO2 sont ainsi attribués à chaque pays membre. Pour parvenir à respecter leurs quotas, les pays sont libres de mettre en œuvre des actions concrètes pour réduire leurs émissions de GES, développer des puits de carbone et/ou compenser le surplus en finançant des projets de réduction d’émissions de GES hors de leur territoire ;
  • La compensation carbone volontaire (appelé le marché volontaire) : ce concept s’est développé en parallèle du marché de conformité. Les acteurs (entreprises, collectivités ou même particuliers) qui achètent des « crédits-carbone » le font volontairement et pas pour répondre à une exigence réglementaire. Ces crédits-carbone permettent de compenser leurs émissions de GES.
Le saviez-vous ?

Le protocole de Kyoto a été signé en 1997, c’est le premier traité international réglementaire pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il est entré en vigueur dès 2005. Il devait initialement prendre fin en 2012 mais a été prolongé jusqu’en 2020 mais a perdu en impact suite au retrait du Japon, du Canada et de la Russie. En 2015, c’est l’Accord de Paris sur le climat, adopté à l’unanimité, qui devient le nouveau traité référence sur le plan international.

Calculer son empreinte carbone

En tant que particulier, vous avez la possibilité de compenser volontairement vos émissions de GES. Mais pour cela, vous devez tout d’abord calculer ce qu’on appelle votre « empreinte carbone », c’est-à-dire la quantité de GES que vous émettez sur une année (qui représente l’impact de votre consommation sur le réchauffement climatique).

Plusieurs calculateurs sont disponibles en ligne comme nos GEStes climat par exemple ou encore le calculateur de la fondation Goodplanet qui vous permet d’obtenir soit un diagnostic annuel si vous souhaitez connaître votre empreinte carbone sur l’année, soit un diagnostic voyage, si vous souhaitez déterminer les émissions de CO2 induites par un voyage en avion, en train ou en voiture par exemple.

Pour calculer vos émissions annuelles, le calculateur peut tenir compte de vos comportements sur une année : vos trajets (en avion, en train, en voiture…) mais aussi vos habitudes de consommation en matière d’énergie, d’alimentation, de traitement des déchets, etc.

Sur la base de tous ces éléments, le calculateur définit une quantité de GES que vous émettez à l’année. Cela vous sert de base pour savoir à quelle hauteur compenser votre empreinte carbone.

Compenser son empreinte carbone

Une fois que vous avez calculé votre empreinte carbone, vous disposez de deux options pour la compenser : 

  • Réduire vos émissions de GES ;
  • Contribuer à des projets solidaires.

Réduire votre empreinte carbone

Dans un premier temps, vous avez la possibilité de modifier vos habitudes et d’adopter des bonnes pratiques au quotidien qui vous permettront de réduire vos émissions de GES et notamment en :

  • Consommant de façon plus responsable : arrêtez d’utiliser du plastique, consommez des produits locaux et de saison, limitez votre consommation de viande, etc. ;
  • Économisant l’énergie : privilégiez le vélo ou la marche à pied à la voiture pour vos déplacements au quotidien, réduisez d’1°C la température de votre thermostat, réduisez votre consommation d’électricité ou de gaz, etc. ;

Réduisant le gaspillage : faites tourner votre machine pour laver votre linge que si elle est pleine pour économiser l’eau, récoltez l’eau de pluie pour arroser vos plantes, limitez au maximum vos restes dans vos assiettes, compostez vos déchets, etc.

Le saviez-vous ?

Pour faire des économies d’énergie, pensez à suivre votre consommation d’énergie au quotidien. Chez Alpiq par exemple, si votre logement est équipé d’un compteur Linky, vous pouvez suivre vos indices de consommation chaque jour depuis votre espace client. Et en plus, vous réduisez le montant de votre facture d’électricité en bénéficiant d’une remise de 4 % sur le prix du kWh HT par rapport au tarif bleu d’EDF.

Soutenir des projets solidaires

En complément des actions que vous pouvez mener pour réduire vos émissions de GES au quotidien, vous avez la possibilité de soutenir financièrement des projets visant à lutter contre le réchauffement climatique

Ces projets visent par exemple à :

  • Favoriser l’accès à une énergie renouvelable et durable (en installant par exemple des cuiseurs solaires en Bolivie ou des réservoirs à biogaz en Inde…) ;
  • Développer la foresterie et l’agriculture durable (en reboisant des zones dégradées en Équateur) ;
  • Préserver et/ou restaurer la biodiversité (en réhabilitant la mangrove à Tanakeke ou en améliorant la cohabitation entre humains et éléphants en Afrique) ;
  • Construire ou rénover des écoles bioclimatiques (à l’aide de matériaux naturels comme la pierre, la paille, la terre cuite…) ;
  • Valoriser les ordures ménagères (en créant des sites de compostage des déchets organiques), etc.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des projets soutenus par la Fondation Goodplanet et y contribuer directement sur le site de la Fondation.

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