2025 : le solde exportateur le plus élevé de son histoire
En 2025, la consommation d’électricité en France est restée stable par rapport à 2024 : 449 TWh (consommation corrigée des effets météorologiques).
544 TWh d’électricité ont été produits en 2025, une hausse de +1 % par rapport à 2024, principalement en bas carbone. Le niveau de production retrouve alors son niveau moyen d’avant la crise énergétique.
Dans ce contexte, la France a été en mesure d’exporter une grande partie de sa production d’électricité et a enregistré le solde exportateur net le plus élevé de son histoire, avec un total de 92 TWh exportés (après un solde exportateur 2024 déjà très élevé de 89 TWh).
En 2025, les exportations et importations d’électricité vers les pays voisins étaient réparties ainsi :
- En Italie : 26,3 TWh exportés pour 0,1 TWh importés, soit un solde de +26,2 TWh ;
- En Allemagne/Belgique : 26,2 TWh exportés pour 3,1 TWh importés, soit un solde de +23,1 TWh ;
- En Grande-Bretagne : 23,2 TWh exportés pour 0,6 TWh importés, soit un solde de +22,6 TWh ;
- En Suisse : 20,2 TWh exportés pour 0,1 TWh importés, soit un solde de +20,1 TWh ;
- En Espagne : 7,6 TWh exportés pour 7,4 TWh importés, soit un solde de +0,2 TWh.

Source RTE : BILAN ÉLECTRIQUE 2025 Premières tendances (valeurs provisoires) - 2 janvier 2026.
De la crise énergétique au retour d’un solde exportateur record
Ces soldes exportateurs historiques se veulent rassurants et confirment le diagnostic du Bilan prévisionnel 2025 de RTE : « l’abondance de la production d’électricité bas-carbone française place le pays dans une position très favorable pour se décarboner rapidement et réduire sa dépendance aux énergies fossiles, qui représentent encore 60 % de sa consommation d’énergie totale. »
Rappelons que pendant la crise énergétique, la France avait même vu son solde exportateur devenir négatif en 2022 avec 57 TWh d’électricité importés contre seulement 40,5 TWh exportés, soit un solde négatif de -16,5 TWh.
Cette situation avait été causée par l’accumulation de plusieurs facteurs :
- Une disponibilité du parc nucléaire français historiquement basse à cause de retards pris dans la maintenance de nombreux réacteurs (et des problèmes de corrosion sous contrainte) durant la crise sanitaire liée au Covid-19. Et donc, une production d’électricité issue du nucléaire au plus bas depuis 1988 ;
- Une forte augmentation de la demande en électricité à la sortie de la crise sanitaire ;
- Une production d’électricité issue de l’hydraulique à son plus bas niveau depuis 1976 en raison d’épisodes de canicule et de sécheresse exceptionnels ;
- La guerre en Ukraine, qui a entraîné un risque de pénurie de gaz en provenance de Russie et une explosion des prix de l’énergie.
Tous ces éléments ont contraint à l’importation : la France a été importatrice nette d’électricité en 2022 (16,5 TWh), c’était la première fois depuis l’année 1980. La plupart des importations ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre.
Toutefois, malgré un contexte particulièrement défavorable, la France est parvenue à éviter une rupture dans l’approvisionnement électrique en mettant très rapidement en place des mesures visant d’une part, à réduire considérablement la consommation globale des Français, mais aussi à augmenter la production.
En 2023, la production d’électricité en hausse
L’année 2023 avait enregistré une hausse notable de la production d’électricité en France qui avait atteint 494,7 TWh (soit une hausse de 11 % par rapport à 2022). Cette augmentation était due essentiellement à l’augmentation de la disponibilité du parc nucléaire, mais aussi à la progression des énergies renouvelables (EnR). À noter toutefois que la production 2023 était inférieure à celle d’avant crise sanitaire puisqu’en 2020 elle s’élevait à 499,8 TWh.
<h3>Hausse de la production d’électricité issue du nucléaire</h3>
En 2023, la production d’électricité issue du nucléaire avait atteint 320,4 TWh (soit une hausse de 41,5 TWh par rapport à l’année précédente).
Cette hausse était essentiellement due à une meilleure disponibilité du parc nucléaire avec notamment 4 réacteurs actifs supplémentaires sur l’année.
<h3>Hausse de la production électrique issue des EnR</h3>
Malgré une période de sécheresse importante en début d’année 2023, l’année a enregistré une production électrique issue de l’hydraulique de 58,8 TWh, en hausse de 9,2 TWh par rapport à 2022.
L’éolien et le solaire ont quant à eux atteint des niveaux records avec respectivement 50,8 TWh (contre 38,6 TWh en 2022) pour l’éolien et 21,6 TWh (contre 18,5 TWh en 2022) pour le solaire.
Source RTE : https://analysesetdonnees.rte-france.com/
En 2024 la France était le principal producteur d’Europe
En 2024, malgré une très légère hausse de la consommation électrique, la France a déjà affiché un solde exportateur très élevé. On décrypte la situation.
Une consommation en légère hausse
En 2024, dans un contexte macro-économique légèrement plus favorable, la consommation d’électricité en France s’est établie à 449,2 TWh, soit une hausse de 0,7 % par rapport à 2023. Cette consommation restait toutefois très inférieure à celle enregistrée au cours des années 2010.
Un niveau inédit de décarbonation de la production
En 2024, avec un total de 539 TWh produits, la production d’électricité en France avait atteint son plus haut niveau depuis 5 ans.
Cette performance a été principalement due à l’accumulation de trois facteurs :
- Le redressement de la production nucléaire après un niveau historiquement faible en 2022 ;
- Une croissance soutenue de la production solaire et éolienne ;
- Une production hydraulique exceptionnelle, à son plus haut niveau depuis 2013.
En 2024, la production décarbonée a été particulièrement élevée, atteignant pour la première fois le seuil de 95 % de l’électricité produite en France. Elle avait même suffi à couvrir à elle seule 99,5 % de la consommation française.
Un solde exportateur très élevé
En 2024, la France avait déjà enregistré le solde exportateur net particulièrement élevé de 89 TWh, dépassant le record historique de 2002 (76 TWh).
Ces performances ont été le fruit de deux facteurs essentiels :
- Une consommation qui reste relativement stable et faible ;
- Le rétablissement du niveau de production.
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