Augmentation des prix de l'électricité : Tout savoir

Depuis la libéralisation du marché de l’énergie, les consommateurs ont la possibilité de souscrire soit une offre aux tarifs réglementés de vente (TRV), dont le prix est fixé par les pouvoirs publics, soit une offre de marché, dont le prix est librement fixé par chaque fournisseur alternatif. Dans le cas d’une offre de marché, les fournisseurs proposent souvent un pourcentage de réduction par rapport au tarif bleu d’EDF pour déterminer le prix du kWh ou de l’abonnement constituant leur offre. Aujourd’hui encore, les TRV restent la référence pour définir le prix de l’électricité en France. Chaque année, ce prix est réévalué, souvent à la hausse. Tout savoir sur l’augmentation du prix de l’électricité.

Qui définit la hausse des tarifs de l’électricité ?

Depuis le 8 décembre 2015, c’est la CRE qui propose aux ministres de l’Économie et de l’Énergie les évolutions du prix de vente de l’électricité en France. Les pouvoirs publics peuvent ensuite décider, soit de s’y opposer (dans un délai de 3 mois suivant la proposition de la Commission), soit de la valider.

Pourquoi les prix de l’électricité augmentent ?

Pour assurer leurs missions de développement, de gestion et d’exploitation des réseaux de distribution, les gestionnaires (Enedis pour l’électricité, GRDF pour le gaz) sont rémunérés par les utilisateurs du réseau. Le montant facturé est appelé « TURPE » pour « tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité ».

Ces dernières années, les investissements liés à la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables impliquent une augmentation considérable des coûts d’approvisionnement et plus particulièrement du TURPE. Ce qui explique la hausse du prix de l’électricité.

Quelle a été la hausse des prix de l’électricité ces dernières années ?

Chaque année, les tarifs réglementés de vente sont révisés par les pouvoirs publics en fonction de l’évolution de certains coûts comme :

  • Le coût de commercialisation de l’électricité ;
  • Les coûts de production ;
  • Les coûts d’acheminement (transport et distribution).

Augmentation des prix de l’électricité en 2021 et en 2020 : des hausses successives

Tandis que le marché de l’énergie en France risque de connaître une augmentation du prix de l’électricité de + 1,6 % TTC dès le 1er février 2021, en 2020, ce dernier avait déjà connu deux hausses successives pour les clients particuliers :

  • La première, au 1er février 2020 de 3 % HT, soit 2,4 % TTC ;
  • La seconde, au 1er août 2020 de 1,82 % HT, soit 1,54 % TTC.

Selon la CRE (Commission de Régulation de L’Energie), ces hausses étaient principalement dues à l’augmentation des coûts d’approvisionnement et notamment du TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) qui permet de financer l’activité et les investissements des gestionnaires du réseau électrique (Enedis).

Historique de l'augmentation des prix ces 10 dernières années

Ces 10 dernières années, le prix de l’électricité n’a connu que des hausses successives à l’exception d’une baisse de 0,5 % en août 2016 et en août 2018, comme l’indiquent le graphique et le tableau ci-dessous.

  1er février 2021

+1,6%

   1er août 2020

+1,5%

  1er février 2020

+2,4%

  1er août 2019

+1,3%

  1er juin 2019

+5,9%

  1er août 2018

-0,5%

  1er février 2018

+0,7%

  1er août 2017

+1,7%

  1er août 2016

-0,5%

  1er août 2015

+2,5%

  1er novembre 2014

+2,5%

  1er août 2013

+5%

  23 juillet 2012

+2%

  1er juillet 2011

+1,7%

  15 août 2010

+3%

Les prix de l'électricité devraient-ils augmenter dans les prochaines années ?

Les gestionnaires de réseau ont demandé à la CRE de fixer une hausse annuelle de 1,4 % sur le prix de l’électricité entre 2021 et 2024 afin de compenser l’impact financier de ces investissements. En 2021, le prix de l’électricité devrait donc augmenter. Le montant reste encore à définir avec précision mais Jean-François Carenco, président de la CRE explique d’ores-et-déjà que "Faire moins que 20 euros [par an et par foyer], ce sera compliqué. L’ampleur des investissements à venir pèsera inévitablement sur la facture. La CRE doit toutefois veiller à ce que ces hausses restent maîtrisées. Il y va de l’acceptabilité même de la transition énergétique dans son ensemble".

Le saviez-vous ?

L’offre d’Alpiq est indexée sur le prix des tarifs réglementés. Concrètement, en souscrivant chez nous, vous avez la garantie de toujours profiter de 10% de remise sur le prix du kWh HT d’électricité par rapport au tarif bleu d’EDF, et ce, quelle que soit son évolution. Le prix de l’abonnement quant à lui est identique au tarif réglementé de vente

Quelle solution face à la hausse des prix de l'électricité ?

Vous souhaitez limiter l’impact des hausses du prix de l’électricité sur votre facture d’énergie ? C’est très simple, pour cela vous disposez de deux options :

  • Souscrire une offre d’électricité à prix indexé sur les TRV qui vous garantit un prix du kWh toujours plus bas que les TRV.
  • Souscrire une offre d’électricité à prix fixe : dont le prix du kWh reste fixe durant toute la durée de votre contrat, quelle que soit l’évolution du prix des TRV. Le tarif des offres à prix fixe est souvent plus élevé à la signature du contrat qu’une offre à prix indexé sur les TRV et se révèle dans le temps moins avantageux pour le client.

Comment sont composés les prix de l'électricité ?

Le prix de l’électricité, hors taxes, se compose de :

  • Coûts identiques quel que soit le fournisseur comme par exemple l’accès aux réseaux dont le prix est fixé par la CRE ;
  • Coûts variables selon le fournisseur comme par exemple le coût d’approvisionnement ou de production en électricité, ou encore les coûts commerciaux. C’est en optimisant ces coûts que les fournisseurs sont en mesure de définir le prix de leur offre.

Le prix de l’électricité intègre également différentes taxes et contributions, comme :

  • La contribution tarifaire d’acheminement (CTA) : elle finance les droits relatifs à l’assurance vieillesse du personnel travaillant dans les secteurs qui relèvent du régime des industries électriques et gazières (IEG) ;
  • La contribution au service public de l’électricité (CSPE) : elle finance les charges liées aux missions de service public dédié à l’électricité. Elle est répercutée sur la facture du client final et est fixée à 22,5 € par MWh depuis le 1er janvier 2016 ;
  • Les taxes sur la consommation finale d’électricité (TCFE) : elles sont définies par chaque commune et chaque département et sont payées par le client final dont la puissance maximale souscrite ne dépasse pas 250 kVA ;
  • La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : elle s’applique à plusieurs niveaux, à un taux de 5,5 % sur l’abonnement et la CTA et à 20 % sur la part proportionnelle (y compris la TCFE et la CSPE) pour une puissance inférieure ou égale à 36 kVA ; et sur l’intégralité de la facture pour une puissance souscrite supérieure à 36 kVA.
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