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Ce qu’il faut retenir :
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Rappel de l’objectif : tripler la capacité mondiale d’ici 2030
Lors de la COP28 à Dubaï, la communauté internationale a convenu de tripler la capacité mondiale d’énergie renouvelable d’ici 2030. Cet objectif est devenu l’un des piliers de la stratégie climatique mondiale, indispensable pour contenir le réchauffement climatique sous le seuil de +1,5 °C.

2024 : une année record pour les renouvelables
En 2024, 582 gigawatts (GW) de nouvelles capacités renouvelables ont été installées. Du jamais-vu. Solaire, éolien, hydraulique et autres filières vertes continuent de se déployer à un rythme soutenu.
Mais ce record ne suffit pas. Pour respecter l’engagement international pris à la COP28, il faudrait désormais plus que doubler le rythme annuel des installations. Concrètement, cela signifie ajouter 1 122 GW chaque année dès maintenant, soit une croissance annuelle de 16,6 % jusqu’à la fin de la décennie.
Des prévisions revues à la baisse pour 2030
L’AIE estime désormais que la capacité mondiale des énergies renouvelables devrait être multipliée par 2,6 d’ici 2030, et non par trois.
En chiffres, cela représente environ 4 600 GW de nouvelles capacités installées d’ici la fin de la décennie. C’est encore insuffisant pour respecter pleinement l’engagement climatique pris à Dubaï.
Cette révision à la baisse s’explique notamment par :
- des changements de politiques publiques aux États-Unis,
- une réduction des incitations fiscales,
- des évolutions réglementaires en Chine qui pèsent sur la rentabilité des projets.
Le solaire, moteur incontesté de la transition
Sans surprise, le photovoltaïque domine largement la croissance des capacités renouvelables. À lui seul, il devrait représenter près de 80 % des nouvelles installations d’ici 2030.
Cette dynamique s’explique d’abord par une baisse continue des coûts de production. Le prix des panneaux photovoltaïques a chuté grâce aux économies d’échelle, à l’industrialisation massive, notamment en Asie, et aux progrès technologiques qui améliorent les rendements.
Aujourd’hui, dans de nombreuses régions du monde, produire de l’énergie solaire coûte moins cher que de construire de nouvelles centrales à combustibles fossiles, même sans subventions.
Après le solaire, quelles filières portent la croissance des renouvelables ?
Derrière le solaire, l’éolien terrestre continue de progresser à un bon rythme. La capacité éolienne mondiale devrait quasiment doubler d’ici 2030, dépassant les 2 000 GW , portée notamment par la Chine et l’Union européenne.
L’hydroélectricité retrouve aussi un regain d’intérêt, notamment grâce aux stations de pompage-turbinage, qui permettent de stocker l’énergie électrique, d'équilibrer les réseaux électriques et de lisser les prix lors des pics de consommation..
L’éolien en mer, en revanche, voit ses perspectives légèrement revues à la baisse. Les coûts en hausse, les tensions industrielles et les ajustements de politiques publiques pèsent sur certains projets, en particulier aux États-Unis.
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