Comment bien choisir son éolienne domestique ?

Vous avez envie de vous investir dans les énergies renouvelables et vous envisager d’installer une éolienne domestique ? Il y a de nombreux critères à prendre en compte avant de vous lancer pour vous assurer que l’installation puisse être vraiment rentable pour vous. Alpiq vous explique comment bien choisir votre éolienne domestique.

Comment fonctionne une éolienne domestique ?

L’éolienne domestique, également appelée « petit éolien », fonctionne sur le même principe que les éoliennes « classiques », c’est-à-dire que le vent souffle sur les pales de l’éolienne, ce qui les fait tourner et crée de l’énergie mécanique. Cette énergie mécanique est ensuite transformée en énergie électrique grâce à un générateur situé dans la nacelle de l’éolienne domestique. L’énergie électrique est récupérée par le transformateur (situé en bas du mât de l’éolienne) et est envoyée sur le réseau électrique (ou dans des batteries de stockage).

L’éolienne domestique, comme son nom l’indique, est exclusivement réservée à un usage privé, soit dans le cadre d’une autoconsommation (le fait qu’un particulier consomme l’électricité qu’il produit lui-même) ou pour revendre l’électricité produite à EDF ou à un autre fournisseur alternatif. 

Les éoliennes domestiques sont de tailles et de puissances variées, elles peuvent aller de 1 kW à 36 kW selon le modèle choisi.

Le saviez-vous ?

EDF, en tant que fournisseur historique d’électricité a l’obligation de vous racheter l’électricité produite par votre éolienne domestique si vous résidez dans une ZDE, une zone de développement éolien, c’est le principe de « l’obligation d’achat ».

Éolienne horizontale ou verticale ?

L’implantation d’une éolienne domestique a un impact visuel sur le voisinage et peut même entraîner certaines nuisances sonores, c’est pour cette raison que celle-ci doit répondre aux exigences de la réglementation et notamment à l’article R*421-2 du code de l’urbanisme. Par exemple, concernant la hauteur, si la hauteur du mât du modèle d’éolienne que vous choisissez dépasse les 12 mètres, vous devrez impérativement obtenir un permis de construire.

Au-delà de la taille et de la puissance qui varient d’un modèle à l’autre, il existe deux grands types d’éoliennes domestiques et notamment : 

  • L’éolienne domestique à axe horizontal : c’est le modèle le plus répandu. Elle comporte entre 3 à 6 pales en hélice. Elle est généralement plus efficace qu’une éolienne verticale si elle est installée dans des conditions optimales. En effet, pour fonctionner de manière optimale, une éolienne horizontale doit être alimentée par des vents relativement importants et surtout réguliers. Souvent, elle nécessite un mât d’une hauteur de 20 mètres (et dépend donc de l’obtention d’un permis de construire). Il est possible d’opter pour un modèle plus petit, mais les performances de l’éolienne domestique en seront impactées ;
  • L’éolienne domestique à axe vertical : elle est globalement moins puissance que l’éolienne horizontale pour une puissance équivalente mais elle présente l’avantage non négligeable de fonctionner même avec des vents faibles et quelle que soit leur direction. Elle est généralement plus esthétique et moins bruyante que son homologue horizontale.

Quelle est la rentabilité d’une éolienne domestique ?

La rentabilité d’une éolienne domestique dépend de nombreux critères différents comme par exemple : 

  • La puissance de l’éolienne ;
  • Les dimensions des pales ;
  • Le nombre de pales ;
  • La hauteur du mât ;
  • Les conditions météorologiques et notamment la puissance du vent ;
  • L’emplacement de l’éolienne, etc.

Le prix à l’achat d’une éolienne domestique varie également selon différents critères et notamment le modèle d’éolienne que vous choisissez : les plus petits modèles coûtent quelques milliers d’euros quand les modèles les plus grands et le plus performants peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Mais au prix d’achat de l’éolienne domestique s’ajoutent d’autres coûts comme le coût des travaux d’installation. Ceux-ci peuvent vite être très élevés selon la configuration de votre logement et si vous avez l’intention de revendre votre électricité à un fournisseur. En effet, dans le cas où vous souhaitez revendre toute ou partie l’électricité que vous produisez, il faudra raccorder votre installation au réseau de distribution public d’électricité. 

Il est donc essentiel de bien évaluer en amont l’ensemble de ces coûts ainsi que les économies que vous allez pouvoir réaliser grâce à l’autoconsommation et/ou la revente de l’électricité produite avant de prendre la décision d’installer une éolienne domestique.

Pensez également à vous renseigner sur les différentes aides disponibles pour le financement de systèmes de production d’électricité issue des énergies renouvelables comme par exemple la TVA à taux réduit de 10 % ou encore certaines aides de l’Anah (l’Agence nationale de l’habitat).

Bon à savoir

Vous souhaitez réduire votre facture d’électricité ? Souscrivez une offre d’électricité moins chère ! Chez Alpiq par exemple, vous bénéficiez d’une remise de 4 % sur le prix du kWh HT par rapport au tarif bleu d’EDF.

Où l’installer ?

Une éolienne domestique peut généralement être implantée dans le sol de votre jardin ou sur le toit de votre logement. Mais son installation doit respecter des contraintes strictes, par exemple : 

  • La pose d’une éolienne domestique est interdite sur les sites ou immeubles classée au titre de monuments historiques ou situés dans une zone de protection (dans un rayon de 500 mètres) ; 
  • Il est également interdit d’ancrer une éolienne domestique lorsque le plan local d’urbanisme (PLU) ne l’autorise pas ;
  • Sauf mentions contraires du PLU ou du règlement municipal, l’implantation d’une éolienne de moins de 50 mètres doit respecter une certaine distance par rapport à la limite séparative de propriété : elle doit être égale à la moitié de sa hauteur, avec un minimum de 3 mètres. Par exemple, une éolienne domestique d’une hauteur de 30 m (pales comprises) doit être installée à au moins 15 m de la limite parcellaire du terrain sur lequel elle est implantée.
Sommaire