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Ce qu’il faut retenir
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Pour la première fois en Europe, le solaire et l’éolien dépassent les fossiles
En 2025, l’Europe a franchi un cap : pour la première fois, le solaire et l’éolien ont produit davantage d’électricité que les énergies fossiles. Ils représentent désormais 30 % de la production du continent, contre 29 % pour le gaz, le pétrole et le charbon. Cette progression s’explique surtout par l’essor spectaculaire du photovoltaïque, qui tire l’ensemble des renouvelables vers le haut.
En cinq ans, la production solaire européenne a plus que doublé, grâce notamment à :
- une explosion des installations en Europe centrale et méridionale,
- des politiques d’incitation renforcées,
- et même un ensoleillement exceptionnel dans des régions habituellement moins favorisées, comme le nord de l’Europe.
La capacité solaire européenne a atteint environ 406 GW en 2025(2), dépassant largement les objectifs fixés pour cette échéance. Une performance qui place l’UE parmi les leaders mondiaux du photovoltaïque.

France : une année record pour le photovoltaïque
La France n’est pas en reste. En 2025, le pays a raccordé 5,9 GW de nouvelles installations solaires, soit une progression d’environ 25 % par rapport à 2024. Une dynamique qui confirme l’appétit croissant des entreprises, des collectivités et des particuliers pour cette énergie propre et compétitive.
Deux tendances structurent cette croissance :
- Le solaire en toiture, notamment sur les bâtiments industriels, logistiques et commerciaux, qui deviennent de véritables centrales électriques locales.
- Les centrales au sol se multiplient, tout comme l’agrivoltaïsme, qui associe panneaux solaires et activités agricoles.
Même si la France s’appuie encore largement sur le nucléaire, qui représente près de 70 % de son mix électrique, le solaire devient un pilier essentiel. Il permet de diversifier les sources de production et de répondre à une demande croissante d’électricité décarbonée.
Le gaz repart à la hausse, signe d’un système encore dépendant
En 2025, l’usage du gaz a progressé de 8 %, alors qu’il reculait depuis dix ans. Cette hausse s’explique par les limites actuelles des énergies renouvelables : malgré leur essor, le solaire et l’éolien restent intermittents. Aux heures de pointe, notamment en soirée lorsque la production solaire s’effondre, le gaz continue d’assurer un rôle d’appoint pour maintenir l’équilibre du réseau et répondre à la demande.
Cette dépendance résiduelle rappelle que la transition énergétique ne se résume pas à installer des panneaux solaires, elle implique aussi de repenser l’ensemble du système électrique.
Le stockage : la clé pour libérer tout le potentiel du solaire
Pour réduire le recours au gaz et tirer pleinement parti du solaire, le stockage de l’électricité solaire s’impose.
Et sur ce point, les signaux sont encourageants. Les prix des batteries chutent d’environ 20 % (6) par an depuis dix ans, rendant leur déploiement de plus en plus accessible pour les particuliers, les entreprises, et les opérateurs de réseaux.
Le stockage permettra de :
- conserver le surplus solaire produit en journée,
- lisser les pics de consommation,
- réduire la dépendance aux centrales thermiques,
- et renforcer la sécurité énergétique du continent.
